INTRODUCTION
La kinésithérapie est une thérapie
manuelle en provenance d’Europe, « la thérapie
par le mouvement ». Par définition du grec
« kinesis » mouvement et « therapia
» thérapie. Dans les mains du kinésithérapeute,
elle signifie plutôt « la thérapie
du mouvement » puisque celui-ci veille au rétablissement
économe et fonctionnel du geste.
« Utiliser sans user, ou user sans abuser »
Dolto
La kinésithérapie se veut donc d’être
la conscientisation de l’individu face à
l’utilisation de son corps et de ses limites structurelles.
De la libération à la rééducation
en utilisant la proprioception qu’apporte la réalisation
du mouvement.
Pour arriver à ce résultat, le kinésithérapeute
procède par étapes.
Calmer
Le premier temps en kinésithérapie est
de travailler avec le patient à l’obtention
d’un lâcher prise corporel. Contrairement
à une médication qui agit sans consentement,
le kinésithérapeute travaille de concert
à la réalisation consciente du relâchement
et de l’abandon. Les mains se posent, massent, réconfortent
et sont à l’écoute de la qualité
qu’a le patient à se laisser mobiliser. Une
première étape importante pour briser les
schémas de douleur et les habitudes posturales
de confort. La kinésithérapie guide le patient
à percevoir et à procéder à
l’exercice mental d’écoute de son corps.
Celui-ci en vient à accueillir l’aide que
le kinésithérapeute et ses outils peuvent
lui apporter sans se sentir manipulé et abusé
de tout pouvoir. La réussite thérapeutique
dépend beaucoup plus du patient que du thérapeute.
Libérer – Corriger
Si on respecte la logique de la première étape,
la libération de la structure lésée
se veut chose simple. Thérapie manuelle sans huile,
la kinésithérapie travaille à la
libération tissulaire d’ordre cutané,
musculaire et/ou articulaire. Un bon kinésithérapeute
sait repérer et évaluer efficacement chaque
structure pour ce qu’elle est, favorisant ainsi
l’application de techniques telles que levée
de tensions musculaires, posture (étirement) et
mobilisations spécifiques. Massage et techniques
se déroulent dans un fondu enchaîné,
sans que le patient puisse en différencier les
étapes.
Stabiliser – Renforcer
Rééquilibre des forces et de la tonicité
de base. La kinésithérapie utilise les chaînes
musculaires afin de renforcer et de recruter toute structure
présentant une faiblesse. L’éveil
de la partie motrice passe par l’aptitude qu’a
l’individu à mouvoir son propre corps dans
sa globalité. Pas de charge et de poids et encore
faut-il avoir libéré d’abord.
Réguler
La rééducation proprioceptive. Le mental
contrôle les actions. Pour obtenir une sensation
consciente et une libération du mouvement qui tient
dans le temps, le mental doit d’abord s’y
rendre. La kinésithérapie a cette faculté,
par stimulation et réponse, de conduire le patient
dans la maîtrise et l’éveil de son
corps. Une fois le patient centré et conscient,
un esprit de vitalité accompagne l’intention
et apporte aisance et soulagement. À cette étape,
celui-ci est autonome et en mesure de déceler les
signes qui conduisent à la douleur et est en mesure
de l’éviter. Le patient est acteur de son
traitement.
Éduquer
La kinésithérapie a fait son œuvre,
le patient comprend l’importance d’une bonne
hygiène de vie et s’adapte selon l’ergonomie
et le respect de son corps.
Olivier Lavertu
M.K.
FINALITÉ
Kinésithérapeute professionnel et compétent.
BUT
Être en mesure d’appliquer un traitement
alliant massage et kinésithérapie de façon
indissociable. Ajout de connaissance palpable.
OBJECTIFS
Améliorer et parfaire ses connaissances de l’appareil
musculo-squelettique et initiation au complexe articulaire.
Acquérir l’expérience en technique
de bilan.
Être en mesure d’effectuer un traitement
spécifique des désordres de l’appareil
musculo-squelettique.
THEMES
1er thème: Rappels
anatomiques
70 heures
Repère efficacement toute
structure anatomique et est en mesure de décrire
et de qualifier l’état de celle-ci.
2ème thème: Bilan
60 heures
Établit un protocole d’évaluation.
Palpe et mobilise les tissus avec évaluation.
Applique une diversité d’installation du
patient selon les handicaps rencontrés.
3ème thème:
Arthrologie
120 heures
Évalue et analyse la mobilité
articulaire et les principales causes de déficits.
Effectue un travail de mobilisation articulaire spécifique.
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